Auto fiction
Sophie calle, dont toute l oeuvre consiste à pomper le réel dans le papier fantastique de l imprimerie, qu’elle nous livre ensuite bien chaud, une rêverie à acheter et admirer dans de jolies boîtes collector, mais aussi inversement à pomper des paillettes, du fantasque, de l’enquête fabulateurs dans son propre quotidien, actrice de livre-réalité comme on n’en fait plus, écrivait cela —
Et après des années à éparpiller des notes sur iPhone comme une vulgaire enfant de l’âge Steve Jobsien, et à avoir honte d’une obsession jamais rassasiée pour Debré, Ernaux, Ferrante, Nin, d autres, sans jamais réussir à en tirer de l encré pour moi-même.. Ce sont bien ces quelques mots qui font exactement ce que j attendais pour enfin écrire et exposer à tous ce que j’ai à dire, puisque finalement n est ce pas le regard de l autre que l on attend au tournant, même si l’on s’en cache ?
prendre le réel comme matériau à fabulations ; comprendre que toute écriture n’est que tentative de possession sur la fabrique menteuse du réel-même. bienvenue.


